07.03.2008

Contribution d’un candidat employé de Sécurité Sociale (Jean-Yves HENRY)

Employé de la Sécurité Sociale et candidat sur la liste « Ouvrière et Socialiste » sur la ville de BREST, je tiens à porter à la connaissance des citoyens les faits suivants.

La décision n°224 du rapport ATTALI commandé par le président de la république dit :
« Supprimer, dans la constitution, la distinction entre PLFSS (projet de loi de financement de la Sécurité sociale) et PLF (projet de loi de finances), afin que l’ensemble fasse l’objet d’un examen conjoint et soit soumis aux mêmes votes. »

On voit bien où veut en venir ATTALI qui aux ordres de l’Union européenne, vise à intégrer le budget de la Sécurité Sociale dans le budget de l’Etat. Ceci permettrait au « déficit public » de se rapprocher des critères de convergence par le principe des vases communiquant. Ce serait la fiscalisation et l’étatisation de la sécurité Sociale.

Pour l’année 2006 :Rappelons qu’avec 5,9 milliards d’euros de déficit fabriqué par les exonérations de cotisations sociales non versées par les employeurs, l’Assurance Maladie « dépassait » son budget le 19 décembre 2006 au matin.
Avec 42 milliards de déficit, c’est le 4 novembre 2006 que l’Etat a commencé à vivre à crédit.
Chacun peut comprendre dans quel sens vont s’effectuer les transferts !


J’apprends par la presse locale du 22 février 2008 que la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés) et la MSA (Mutualité Sociale Agricole) ont décidé d’expérimenter de mi-mars jusqu’à fin 2009 un nouveau dispositif de contrôle des arrêts de travail.
Depuis 30 ans, les employeurs ont la possibilité de mandater des médecins chez leurs salariés en arrêt maladie. Quand le médecin constate que l’arrêt est injustifié, l’employeur qui l’a sollicité, peut suspendre le complément d’indemnités qu’il verse à son salarié et qui s’ajoute aux indemnités journalières de la Sécurité Sociale.
En quoi consiste l’expérimentation du nouveau dispositif ?
Les résultats des visites des médecins mandatés par les employeurs seront automatiquement transmis aux médecins conseils qui se prononceront dans un délai très bref sur la justification de l’arrêt de travail. Ces médecins conseils prendront la décision de suspendre ou non le versement des Indemnités Journalières de l’Assurance Maladie.
Mais, il est précisé, le salarié aura la possibilité de saisir le service médical de la caisse pour contester la suspension. Tu parles !

Ce ne serait plus le service médical de la caisse qui contrôlerait les salariés en arrêt de travail, mais des médecins mandatés, donc rémunérés par l’employeur. Ce serait sur la base du rapport de ce médecin rémunéré par l’employeur, que la Sécu pourrait suspendre les Indemnités Journalières. Et cerise sur le gâteau, le salarié pourrait contester auprès du service médical, donc à un médecin conseil qui bien entendu reviendrait sur sa décision ou celle d’un confrère. On croit rêver !
La réalité, c’est qu’en refusant d’embaucher, la sécu sous-traiterait à des entreprises privées le soin de réaliser ses contrôles. D’ailleurs une nouvelle profession voit le jour ! « Chasseur d’absentéisme ». Comment un médecin rémunéré par l’employeur pourrait-il être indépendant ?
C’est la fin de la sécu de 1945, c’est sa privatisation ! Il faut arrêter cela !
Pour information, les caisses expérimentatrices dans la région sont : la CPAM du Morbihan et la MSA du Finistère et des Côtes d’Armor.

06.03.2008

Je suis marin pêcheur, candidat sur la liste ouvrière et socialiste à Brest.

Il y a eu le fort mouvement de grèves des marins pêcheurs il y a quelques mois parce que le prix du gazoil est trop élevé et que l'Union européenne interdit les aides. M.Sarkozy est venu dans le Finistère pour calmer le jeu et faire des promesses. Mais après plusieurs semaines, il n'y a rien! Nous n'avons rien reçu! Toujours elle, Bruxelles s'est opposée à toutes aides et la seule chose qui a été faite, c'est que le prix du poisson a été relevé (pour sensément revenir aux marins pêcheurs, une taxe de plus). Mais le résultat, c'est que le poisson est encore plus cher et que les gens ne peuvent plus l'acheter. La preuve? J’habite sur le quartier de St-Pierre. Il n'y a plus de poissonnerie! Elle vient de fermer! Je voudrais dire aussi que quand je vois les augmentations des prix des
denrées de première nécessité, il y a de quoi s'indigner! Oui, il faut que les salaires soient augmentés d'autant! Oui, il faut permettre à tout le monde de se nourrir! Si Bruxelles et l'Union européenne veulent nous empêcher de vivre, alors qu'est-ce qui nous empêche de nous sortir de là? C'est aussi pour dire cela que je suis candidat aux municipales!

05.03.2008

Conseil consultatif de quartier

La dette publique est le centre de la politique de Bruxelles.

Pour mettre en place une « démocratie », on fait croire à la population qu’elle a le droit de décider de son avenir. Mais seulement, le choix se fait sur le lieu d’un trottoir ou d’un rond point, du nombre de place de parking.
Mais parles t’on dans les comités de quartier, de l’avenir de l’éducation, de nos enfants, ou des 4000 emplois perdu que nous devrions créer ? Non !

Voici le point de vue d’un habitant de Brest qui a participé aux conseils de quartier.

« A l'approche des échéances électorales, la majorité municipale nous vante la création des conseils de quartier. Cette nouvelle structure permettrait à la population de s'investir dans la vie quotidienne et de se faire entendre par la voix des élus des conseils. Il apparait que lors des réunions on doit aborder les sujets non polémiques.

Comment les gens peuvent ils s'exprimer dans un contexte aussi verrouillé?

Les grands sujets tels que la privatisation de l'eau, des cantines, de la restauration scolaire, sans oublier les problèmes liés aux entreprises JABIL/ DCN se soldant par de nombreux départs et licenciements.
De plus dans les conseils de quartier, les problèmes se résolvent très lentement.
Je pense à ce monsieur du quartier de ST Marc qui se bat depuis des années pour avoir des aménagements pour les handicapés.

Les conseils de quartier distillent de bonnes paroles, les actes suivent peu et ce n'est pas l'effet d'annonce de la mairie qui en donnant plus de pouvoir au conseil de quartier pourrait changer la donne, étant très encadré au départ. Je crains hélas que ces structures servent de caution à la politique menée par cette majorité municipale. »