28.02.2008

Réponse à sud étudiants

Certaines municipalités ont manifesté leur soutien aux luttes des sans-papiers : parrainages républicains, présence dans les manifestations, etc. Si vous êtes élu-e-s, que ferez-vous pour soutenir les sans-papiers (notamment étudiant-e-s) et leurs revendications ?

Tout d'abord, nous nous prononçons contre la loi dite d'autonomie des Universités qui marque un désengagement de l'Etat vis à vis des Universités, poussant les collectivités locales à suppléer ce désengagement. Nous réaffirmons aussi notre volonté de voir maintenir une offre diversifiée pour les étudiants et le maintien des diplômes nationaux. Pour ce qui est du soutien aux sans-papiers, nous les soutenons en les aidants comme il est possible de le faire afin qu'ils obtiennent ces papiers pour leur permettre de travailler et d'étudier en France. C'est à voir avec eux ce qu'il convient de faire!


Les étudiant-e-s utilisent très largement les bus brestois. Comment comptez-vous améliorer la qualité de service des transports en commun et en faciliter l'accès aux personnes dont le budget est limité ?

Nous le redisons clairement : tout comme l'eau et les cantines scolaires, les transports publics doivent être remunicipalisés. De la même manière, nous ne sommes pas favorables à la vente (et la gestion) des cités universitaires aux municipalités. Nous sommes pour la défense des CLOUS! Sur les transports justement, Brest est une des villes les plus chères pour ses étudiants et les scolaires. Il faut donc revoir à la baisse les tarifs, très nettement, pour permettre aux étudiants de circuler sans contraintes et développer aussi certaines lignes pour répondre aux besoins des jeunes dont les étudiants.

Beaucoup de mamans étudiantes arrêtent leurs études faute de structures d'accueil des enfants en très bas âge : que comptez-vous faire pour y remédier ?

La municipalité de Brest reconnaît qu'il manque au moins 150 places en crèche municipale. Nous sommes donc pour développer les crèches municipales, créer toutes les places nécessaires pour répondre aux demandes. Il s'agit peut-être même de plus que cela. Il y a aussi au niveau de la ville et des centres d'accueil en halte garderie pour les gardes plus occasionnelles. Nous rappelons aussi notre revendication du droit à la scolarisation des enfants dès l'âge de deux ans, ce qui est remis en cause aujourd'hui par les mesures du gouvernement. Il faut permettre aux mamans de poursuivre leurs études.

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