26.02.2008

Arsenal – Filière de déconstruction

La « Liste ouvrière et socialiste » affirme sa volonté politique d’obtenir que la déconstruction du Clemenceau se fasse à Brest. C’est une chance à saisir pour développer une véritable filière de la déconstruction des navires arrivés en fin de vie.
Cette activité doit se faire dans le cadre du retour au public des secteurs clé de l’industrie, notamment le retour au statut d’Etat des Arsenaux. La fabrication d’armes ne peut pas être une activité industrielle soumise aux lois du marché : elle doit être intégralement maîtrisée par l’Etat, par le monopole de l’Etat, de même que l’entretien et la déconstruction de ses bateaux militaires.
Seul un Arsenal étatisé offre les garanties pour que cette activité se réalise dans des conditions correctes en termes de sécurité, de conditions de travail et de prévention des risques de pollution liés à la déconstruction des navires. Dans ce secteur, il n’est pas acceptable de s’exposer aux ouvertures à la concurrence de moins-disant qu’offre le privé.

Les emplois industriels créés par la filière seraient un facteur du maintien et du renforcement du tissu social sur Brest, ce qui n’est pas un luxe : 7000 travailleurs d’Etat sous statut à l’Arsenal il y a moins de 10 ans, moins de 3000 aujourd’hui…Sans oublier qu’un emploi en induit 3 autres.
Notre liste affirme qu’il est indispensable de sortir de l’Union Européenne, car il faut soustraire les gouvernements de la soumission aux injonctions des traités de Maastricht et de Lisbonne dont les directives organisent les externalisations du public vers le privé assorties de la concurrence tirant vers le bas les conditions sociales et humaines.

Brest, le 21 février 2008

16.02.2008

culture et sport

La culture, le sport, tout cela se fait bien quand on est bien logé, quand on a un travail correct, quand on a la santé ou les moyens de se soigner. Ça fait partie intégrante de la vie sociale. Le rôle d’une ville est de permettre leur accès à un plus grand nombre! Pour cela, les réseaux des Patronages laïques, des centres sociaux, des maisons de théâtres, des maisons pour tous, des clubs de sport, doivent être aidés.
L’état de plusieurs gymnases sur la ville est lamentable, le manque de piscine criant ! Il y a toutes ces structures dans les quartiers à développer ! Cette situation est à l'origine de la manifestation de ce samedi 9 février à Brest « Vétusté des installations et manque de terrains, telle était la situation dénoncée, hier, par sept clubs de foot brestois. 150 footballeurs débutants, de 6 à 8 ans, sont venus jouer au football, sur la place de la Liberté. C’était bien une manifestation de mécontentement, organisée par sept clubs de football brestois, (...). Un mécontentement qui perdure depuis déjà cinq ans, selon les clubs. Le manque de terrains entraîne un refus de nouvelles inscriptions. « Nous devons refuser au moins 30 enfants par club et par saison. Deux cents gamins ne peuvent pas jouer à cause de ces carences. Le football, ça crée une dynamique sociale dans un quartier. C’est important, ce lien de proximité », font remarquer les responsables de club. »
C’est aussi pour cela que nous sommes contre l’ouverture des magasins et du travail du dimanche.

Grands équipements, politique d’agglomération

Le rapport Attali-Lambert, commandé par l’Union européenne, a pour but de supprimer les 36 000 communes et les départements (au profit des pays, des communautés de commune, des régions). Sur la ville de Brest, tous les personnels sont passés Brest Métropole Océane.
Les compétences des élus (gestion des espaces culturels, voirie, …) sont transférées à BMO.
M. le Maire reconnaissait lui-même qu’il ne resterait plus au maire que l’état civil ! Donc on va avoir des conseils municipaux auxquels on aura retiré tout pouvoir de décision. Où est la démocratie dans cette affaire ? Nous sommes pour des coopérations volontaires (comme les SIVOM) entre communes bien entendu pour regrouper les moyens ! Mais ici ce n’est pas la même chose : personne ne peut en sortir ! Tout est fait ensuite en fonction des intérêts de la commune la plus importante (par exemple Brest a 55 « nommés » sur 83 à BMO). Les autres communes sont systématiquement en minorité.
Quant aux grands équipements, peut-être, sans doute ! Il y a des besoins. Mais il faut voir qui pourra en profiter, sur quel budget. Les grands équipements sont faits non pas pour une ville mais pour une large agglomération. Le financement aussi alors ! C’est parfois une question de prestige pour quelques élus, pas forcément pour répondre aux besoins de la population. Si avoir des « grands équipements » conduit à négliger les structures dans les quartiers, cela ne conduira qu’à creuser le fossé entre « ceux qui ont les moyens » et les autres !