16.02.2008
Le logement social, les HLM menacés !
Le secteur du logement social est financé à 70% par des prêts issus du Livret A. Or la Commission de Bruxelles a demandé à la France de mettre fin au monopole de la collecte du Livret A ; et M. Sakorzy s’exécute ! Tout cela pour livrer les 130 milliards d’euros du livret A aux spéculateurs. Pas besoin de faire un dessin sur le sort qui peut réserver à cet argent avec la krach financier de ces jours-ci.
La destruction/privatisation du logement HLM est bel et bien organisée par Bruxelles, pour qui « la construction de « logements sociaux » par des organismes à statut public ou parapublic est contraire aux principes de la libre concurrence dans l’Union européenne ». Une ordonnance a transformé les OPHLM et OPAC en Offices publics de l’habitat (OPH), établissements publics locaux à caractère industriel et commercial (EPIC) et prépare la privatisation pure et simple.
Après le plan Borloo de destruction de 250 000 logements HLM d’ici 2011, Nicolas Sarkozy a annoncé la vente au privé de 40 000 logements HML par an. Estimant à 800 000 le nombre de logements sous-occupés dont devraient être chassées les familles, il précisait : « désormais la situation de chaque ménage occupant des HLM devra être réexaminée tous les trois ans pour en envisager soit un maintien dans le logement, soit un relogement dans un logement plus adapté, soit un parcours d’accession à la propriété ».
Est-ce dans ce cadre-là que la municipalité annonce la vente de 1300 logements « à bas prix » ? Toujours est-il que la demande de logements HLM est forte (4000 en attente). Toujours est-il qu’au nom de la réhabilitation des vieux logements HLM, il est demandé aux locataires une rallonge de 80€. 80€ par mois de plus ! cela fait parfois du 25 à 30% d’augmentation. Combien vont ainsi être mis en situation difficile ? Inacceptable pour de nombreuses familles ou personne seule.
Comme le dit l’une d’entre elles : « J’ai travaillé toute ma vie. Pendant 40 ans, j’ai payé mes cotisations, mes loyers ! j’ai été dans les « normes ». Et aujourd’hui, au prétexte de mettre mon logement aux normes, on veut me faire payer 80€ de plus ! Mais il aurait être tout le temps aux normes ! Je ne pourrai pas payer plus ! »
Voilà la situation faite à la population ! il faut défendre les logements HLM ! combattre leur privatisation et refuser toute augmentation de loyer avec les réhabilitations! Défense du logement social !
13:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HLM logement social
Défense de l'hôpital public
Dans la presse sont parus des articles sur le regroupement des cliniques sur Brest et la fin des travaux de Keraudren.
Il faut dire que la tarification à l’activité (T2A) qui relie le financement des hôpitaux et cliniques au nombre d'interventions pratiquées risque de modifier profondément l'offre de soins sur Brest.
Nous avons d’un côté les cliniques qui vivent des fusions/rachat. C’est d’ailleurs le grand groupe financier VITALIA qui rachète Keraudren fin novembre 2007. Après à l'automne 2010, le regroupement avec la clinique du Grand-Large sera effectif. Pour faire un unique pôle privé brestois !!
De l’autre l’hôpital est organisé en pôles, par discipline :(organes des sens, vasculaire, viscéral, imagerie, etc.…) qui fonctionnent comme des petites cliniques privées.
Brest : une politique de santé à deux vitesses.
• Au CHU de Brest la difficulté d’orienter les patients au sortir des urgences est grandissante, par manque de lits d’hospitalisation dans les unités de soins. Le nombre d’hébergements de la médecine vers la chirurgie est multiplié par trois dans la période. Avec comme conséquence l’orientation des malades de chirurgie vers le privé, des déprogrammations de chirurgie ont lieu par manque de lits.
• A Keraudren la « grande surface » médicale n’aura pour but que de s’enrichir. La chirurgie permettra au « pôle privé » d’enregistrer des bénéfices publics, avec des « gains d’efficacité, des patients qui ne restent qu’une journée. Avec ce matériel performant et moderne, cette « grande surface »sera attractive pour les médecins. A quel prix pour le malade ?
La politique actuelle est de vouloir « civiliser » les hôpitaux publics, pour lesquels il est souhaité un changement de fond en comble. Il est même proposé que « les structures hospitalières sous-utilisées soient transformées pour accueillir les personnes âgées qui ont du mal à trouver un hébergement ».
Avec cette concurrence on assiste à une volonté de rationaliser les soins par la baisse du coût du travail, avec ces suppressions de lits et fermetures de services. Le CHU de Brest en aout 2003 a supprimé 30 lits de soins de suite pour financer 10 lits de soins de palliatif. Aujourd’hui on les retrouve dans le privé à la clinique St Luc de Landerneau. C’est La restructuration « complète de l’offre de soins sur le territoire » avec le « dépôt, l’été prochain, d’un projet de loi sur l’accès aux soins qui sera issu des états généraux ».
Apres avoir supprimé des lits, des hôpitaux, rationalisé les dépenses de santé, voici venu le temps de l’hôpital rentable, productif. C’est la mise en concurrence entre les cliniques privées et les hôpitaux publics. Parce que l’Union Européenne demande la diminution des dépenses publiques, les Agences Régionales Hospitalières nommées par le gouvernement s’exécutent au nom de la « concurrence libre et non faussée » de Maastricht- Lisbonne
13:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hopital service public
L'eau à Brest
Avec le mètre cube d’eau à 3€52 à Brest et une augmentation de plus de 25% depuis 2000, la situation des familles se dégrade considérablement. Qui a eu une augmentation de salaires de 25%?
Nous rappelons que les bénéfices de Véolia ont augmenté de 10,9% pour ce seul premier semestre 2007! Et aujourd'hui Véolia « incite » les usagers à souscrire à une assurance (8€/mois!) pour couvrir les éventuels dégats des eaux!
La gestion de l’eau a été confiée aux municipalités par une loi de 1790. Cela fait partie des fondements de la démocratie municipale, c’est-à-dire de la République. L’exigence de la re-municipalisation de l’eau vise à la fois à défendre les droits des citoyens à l’accès à l’eau à des prix correspondant à une gestion municipale, mais également les communes, base de la République.
Face aux transferts de compétences vers les communautés d’agglomération ou de communes, faces au désengagement de l’état par le biais de la décentralisation. Comment défendre les intérêts de la population face à la destruction de la démocratie communale ?
Une enquête nationale le prouve : en régie municipale, c'est environ de 20 à 30% moins cher. Alors, il faut exiger le retour immédiat au service public, exiger sans attendre la re-municipalisation de l’eau à Brest.
Oui mais voilà : la re-municipalisation est interdite par le traité de Maastricht (et futur traité de Lisbonne) article 87 du traité qui interdit tout aide de l’état susceptible de fausser la concurrence et repris intégralement dans le traité de Lisbonne sous un autre numéro.
Comment peut-on re-municipaliser les services de l'eau, des cantines scolaires, des transports, si on reste dans le cadre de l'UE et de ses traités?
C'est le combat engagé par le Comité pour un parti ouvrier indépendant (qui prépare la Convention nationale des 24 et 25 novembre à Paris) pour constituer une « liste ouvrière et socialiste » sur la ville de Brest. Non au nouveau « traité de Lisbonne », rupture avec l'Union européenne pour pouvoir défendre les communes et les départements, pour pouvoir re-municipaliser ce qui doit l'être!
13:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Eau Brest municipale municipalisation




